Présentation
Laurent Chambert

Laurent Chambert crée des volumes virtuels, des volumes en puissance qui n’ont ni masse ni poids. […] Le terme de volume débarrasse la sculpture de son préjugé ancien : l’encombrement. Le premier à le railler a été Marcel Duchamp avec sa Sculpture de voyage (1918). Etymologiquement, volumen signifie: feuilles manuscrites enroulées. Un livre donc, un feuilletage, un objet deplié, déployé. D’autre part, on parle de volume sonore, mais aussi celui d’un fleuve. Ce qu’il y a d’intéressant dans ces images, c’est qu’elles tendent à déborder l’attendu sculptural d’un solide. Un volume n’est pas obligatoirement un solide. Il peut être un flux. La première hypothèse que nous pourrions avancer serait celle-ci : construire des volumes dont la véritable matérialité, épaisseur ou profondeur consisterait en leur inscription dans un tissu urbain ou un réseau d’échanges. […]
In Le cercle nautique de Pékin n°2, Frédéric Valabrègue 1998

photo © Laurent Chambert